D E R N I E R E M E N T . . .

CZECH-LIST

CHECK LIST. Sous ce nom barbare et mystérieux se cachaient en réalité nos premiers stages cliniques au chevet du patient. A Strasbourg, à pa...

My feurst day

19 septembre 2011 : premier cours officiel, c'était de la chimie générale. J'ai bien dormi. J'ai passé la soirée précédente à spotter sur Maps où se situait mon amphi sur le campus en prenant soin de ne pas oublier de prendre une photo au cas où, en mode boloss. J'ai bien fait : le lendemain, après avoir atterri sans savoir en TP de P2, j'arrive en retard. Je mets mon premier pied dans un amphi.



Au début, tu t'attends à un truc de fou genre série américaine, banquette en cuir avec massages intégrés. Heureusement, quelques secondes et des grincements plus tard, tu redescends vite parmi les mortels pour poser ton coxxys sur une planche de bois pas foutue d'être horizontale dans un amphi où j'ai vu ma myopie me supplier tous les matins de me crever les yeux tellement c'était mal éclairé. Pas de voisin à droite, pas de voisine à gauche, ma P1 en solo est lancée. Je passe mes quatre premières heures sur les bancs de la fac pour ne plus les quitter que dans 6 ans au moins.
Nan j'déconne c'était juste pour faire romantique façon Grey's : déjà plus d'un an que je ne sais plus où sont situés les amphis.
Bref, au ressortir de cette matinée, une seule pensée prédomine : "ce n'était pas si horrible que ça". Vraiment. Quand t'as passé ton mois d'août à t'imaginer partir sur le front afghan, à faire tes adieux à tes proches et à écrire ton testament, la première journée te rassure un peu, tu n'es pas mort. Pas encore.

L'aprem, je rentre chez moi, me fous un truc au micro-ondes et potasse mes cours du matin. Tranquille, la chimie ça me connaît, rien de folichon, des rappels, toussa. J'en profite pour passer à l'amicale de la fac acheter mes polys. LOL. Imaginez Carouf à 19h avec une seule caisse ouverte. Heureusement, je suis prévoyant et avec des amis, on n'a pas oublié notre tente Déca' 2 sec, un peu de café et un jeu de carte pour stimuler les neurones. Deux heures d'attentes plus tard, je cotise pour ma carte amicaliste et achète mes polys. Quand je ressors de la salle de vente en croisant les autres campeurs qui en ont encore pour perpette, je ressens malgré moi un sentiment de victoire, genre "je vous ais tous b*isés". Que je suis bête mais c'est instinctif, animal même. A ma décharge, deux heures de camping, ça vous change.

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