D E R N I E R E M E N T . . .

CZECH-LIST

CHECK LIST. Sous ce nom barbare et mystérieux se cachaient en réalité nos premiers stages cliniques au chevet du patient. A Strasbourg, à pa...

Mon coup de Novembarre


Novembre. Sale mois. On découvre cette magnifique matière qu'est l'histologie. Fascinante. Revue de presse: cette catin pèse 12 pages de polys par heure, n'a pas d'espace entre ses paragraphes et emploie des mots qui feraient retourner Larousse dans sa tombe : tissu conjonctif, myofibroblaste, protéoglycane. Une aristocrate, une biatch.



Le planning est chamboulé, la pilule d'histo passe très difficilement alors qu'il n'y a que 12h au programme. On rentre l'aprem chez soi en devant bosser une matière qui est essentiellement visuelle mais qui nécessite des tournures de phrases bien précises et de longs charabias pour parvenir à décrire convenablement une coupe. Au début, j'essaie de reconnaître les coupes et de mettre des mots dessus mais force est de constater que l'on a pas le temps, tout simplement. Peut-être pas le talent non plus. Alors je mets ma cape, mes lunettes, mon nœud papillon et tout un ramassis de préjugés pour faire ressortir le Super-Polard qui sommeille en moi : j'apprends les textes d'histo bêtement sans vraiment chercher à comprendre. Evidemment, je ne suis pas autiste, je sais ce qu'est une cellule et un cytoplasme mais la substance fondamentale amorphe, je l’emmerde. Bon, c'est plutôt le contraire en fait, c'est elle qui m’emmerde. Quand on bachote méchamment ses cours sans avoir les résultats attendus au tutorat, c'est moralement frustrant et décourageant. Quand on rentre les aprem avec un cours d'histo qu'on doit apprendre en plusieurs fois, ça vous tue et le coup de barre s'installe.

C'était le troisième week-end de novembre, un samedi. On est l'aprem et j'essaie d'apprendre une page d'histo. J'ai pris deux heures. J'étais à bout, lessivé comme un torchon qu'on essore encore et encore. J'ai craqué mon slip et ai jeté tous mes cours contre un mur en surenchérissant en obscénités diverses et variées.
Puis j'ai tout arrêté de la journée. J'ai allumé la play, sorti la bouffe puis je suis sorti avec des amis le soir. Programme de P1 assez douteux mais nécessaire. Le lendemain, dimanche matin à 10h, je suis prêt. Je suis frais, même. Je reprends la page d'histo et l'avale en 10 min en guise de p'tit-dej. La flamme est rallumée. Ça tombe bien, winter is coming.

1 commentaire:

  1. C'est ce qu'on appelle un pétage de plomb ! :p

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